Black Clouds, dans la spirale du virtuel entre dépendances et dérives.

A l’heure où le phénomène Internet et les dépendances au monde virtuel se sont banalisés dans nos chaumières et la vie quotidienne, Black Clouds nous questionne sur les dérives de la société de l’hyper information. Une société d’interconnecté(e)s dans laquelle il est facile “d’oublier” que tout n’est pas que strass et paillettes tant pour ses utilisateurs que pour les détenteurs d’espaces virtuels.

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Au travers d’exemples frappants qui nous rappellent les nombreuses plaies du monde moderne dans et autour d’Internet tels le contraste entre les pays Nord-Sud et l’im-moralité de leurs finalités respectives, la supercherie orchestrée par un pirate de l’amour du monde virtuel peu scrupuleux  et une utilisation excessive de la cybernétique, Black Clouds questionne sans limites les perversités de notre société cyber connectée d’aujourd’hui.

On y trouvera entre autres l’histoire d’Aaron Schwartz racontée par sa propre mère, militant de l’internet et défenseur d’un accès à l’information pour tous sans équivoque, l’apparition de Steve Jobs et Thomas Sankara ancrés dans des idéologies technologiques et humaines qui incitent à la réflexion et une interprétation des enjeux liés au sites de rencontres bien implantés dans les mœurs actuels.

Autour de l’omnipotence informatique, une femme danse, là où reposent et se brisent en mille morceaux les ordinateurs en fin de vie.  Une allusion probable à la question de l’obsolescence programmée.

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En résumé, un spectacle qui dépeint avec originalité et militance la société des interconnecté(es) et une caricature (quoique très proche de la réalité) des utilisations pas toujours probes du World Wide Web.

Black Clouds est une création de Fabrice Murgia (Directeur artistique du Théâtre National de Bruxelles) et de la Cie Artara.

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